Publié le 19 juillet 2021

[Sport Stratégies] EXTRAIT DU MAG : « La préparation des Jeux Olympiques ressemble un peu à une course de fond »

EXTRAIT DU MAG : « La préparation des Jeux Olympiques ressemble un peu à une course de fond »

Associées au projet de Paris 2024 de­puis les premières heures, les équipes de BPCE sont sur le pont à l’approche des Jeux Olympiques de Tokyo. Inter­rogé par Sport Stratégies, Thierry Bouvard fait un point sur le partenariat, sans oublier d’évo­quer les prochaines étapes.

Thierry Bouvard : Nous sommes impatients que ces Jeux débutent. Même si la manifestation se déroule dans un contexte inédit, Tokyo 2020 sera une belle fête sportive, qui marquera également le passage du témoin à Paris 2024. À nous d’assurer la meilleure la transmission possible.

Ainsi, nos deux marques, Banque Populaire et Caisse d’Épargne, seront très actives autour de cet évè­nement. Dans les deux cas, nous ferons en sorte de capitaliser au mieux sur les athlètes, au travers des contrats individuels signés dans le cadre du Pacte de performance, mais aussi via les parte­nariats collectifs que nous entretenons avec plu­sieurs fédérations.

L’accent porté sur les athlètes s’explique par la présence de plus de 100 spor­tifs et sportives soutenus par Banque Populaire et Caisse d’Épargne sur ces Jeux Olympiques. Par ailleurs, en tant que Partenaire Premium de Paris 2024, nous disposons également des droits re­latifs aux Équipes de France Olympiques et Para­lympiques, il s’agira donc de soutenir l’ensemble des athlètes et de célébrer leurs performances sur les JOP de Tokyo.

S.S : Ces Jeux Olympiques de Tokyo peuvent-ils être une source d’inspiration pour votre Groupe ?

T.B : Compte tenu du contexte, ces Jeux de Tokyo ne nous serviront pas vraiment de point d’ancrage en matière d’activation sur site. Cela étant dit, l’organisation de Jeux Olympiques ne repose pas uniquement sur la tenue de l’événement, il s’agit aussi de bien les peaufiner en amont. En matière de préparation, nous avons justement eu l’occasion de rencontrer les différentes par­ties prenantes de Tokyo en décembre 2019. Ce moment d’échange nous a permis de dialoguer entre sponsors, et de comprendre les démarches marketing et positionnement des différents parte­naires. Ce fut d’autant plus instructif et utile pour nous, que ce partage s’est opéré en période ordinaire, un peu avant l’apparition de la Co­vid-19.

S.S : Quelle est la road map établie par BPCE ?

T.B : Nous avons imaginé un plan d’activation et de communication global, il y a près de deux ans. Compte tenu de la situation sanitaire, ce dernier s’est retrouvé quelque peu perturbé. Nous avons dû nous adapter et retarder certaines annonces. Je pense par exemple au Pacte Utile de Caisse d’Épargne qui a été lancé avec plusieurs mois de retard, en raison du confinement. Toujours est-il que nous peaufinons chaque année les grands axes de notre ligne directrice pour monter en puissance. Soyez-en sûrs, nos deux entités ont bien conscience de l’enjeu et ne manqueront pas de multiplier les opérations et les actions de communication.

S.S : Comment allez-vous continuer de mobiliser encore plus les territoires ?

T.B : Depuis le début de notre aventure Paris 2024, nous mettons tout en oeuvre pour concerner les territoires. Nous opérons progressivement, avec l’objectif de déclencher un effet boule de neige qui ne laissera personne sur le bord de la route. Du côté de la Caisse d’Épargne, l’un des grands pans du Pacte Utile est justement de travailler en étroite collaboration avec les territoires sur des projets structurants, comme l’inclusion par le sport, la promotion du sport féminin, et l’accessi­bilité au sport grâce à la rénovation ou construc­tion d’équipement en plein air.

Cette volonté de faire participer les territoires est aussi forte chez Banque Populaire. Je pense notamment à notre programme Entreprendre 2024, dans le cadre duquel l’entité continuera d’accompagner et d’encourager les TPE/PME à s’intégrer dans la boucle de 2024. Il s’agira de les concerner au mieux pour faire bénéficier un maximum d’entre­prises françaises de l’ensemble du territoire de l’activité économique générée par l’organisation des Jeux de Paris 2024 .

S.S. : Et de quelle façon allez-vous participer à l’engouement populaire ? Comment fédérer les Français ?

T.B : La préparation des Jeux Olympiques ressemble un peu à une course de fond. C’est un effort de tous les instants, rythmé par des programmes moins visibles comme le Label Terre de Jeux, et des opérations plus symboliques, à l’image du drapeau accroché en haut de la Tour Eiffel, le 8 juin dernier.

Ainsi, pour déclencher l’efferves­cence, il s’agira de poursuivre nos actions struc­turantes et de distiller un certain nombre d’opéra­tions visibles très parlantes… J’ajouterais qu’on ne peut pas être au top en matière de visibilité et d’activation pendant les cinq ans de préparation des Jeux. Il ne faut pas mélanger proactivité et suractivité, cela serait contre-productif pour nos marques, le COJO, et pourrait potentiellement épuiser le grand public. Tout est une question de dosage !

S.S : Y a-t-il des points spécifiques sur lesquels vous devez accélérer ?

T.B : Nous sommes dans les temps de passage. Nous allons continuer de travailler de façon très profes­sionnelle, dans l’objectif de franchir un cap lors des deux dernières années. 2022 est évidem­ment dans un coin de notre tête, puisque nous aurons une forte activité sur les Jeux Olympiques d’hiver. Viendront ensuite 2023 et 2024 et, là, nous serons au coeur du réacteur !


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