Publié le 29 septembre 2022

[SPORT BUSINESS CLUB] “Allianz dans le Top 25 mondial des entreprises grâce au sport”

Interview. Partenaire mondial des Jeux olympiques et donc de Paris 2024, Allianz a lancé lundi 26 septembre 2022 le challenge Go for 30 destiné à développer le sport en entreprise. Cette opération, pilotée par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques, via son programme Héritage, a permis de réunir les partenaires de Paris 2024. Ces derniers ont échangé leurs différentes expériences en la matière.
Directrice de la RSE, de la marque et de la communication d'Allianz France, Marie-Doha Besancenot, a accueilli cet événement corporate dans la Tour Allianz du quartier d'affaires de La Défense, siège France de l'assureur allemand. Dans ses bureaux aux couleurs de Paris 2024 grâce au “design actif”, elle explique que l'image “d'entreprise sportive” doit permettre à Allianz de devenir l'une des marques les plus connues de la planète.
 
Allianz est-elle une entreprise sportive ?
 
Marie-Doha Besancenot : « Oui, Allianz est une entreprise reconnue comme sportive ! Le sport est dans l’ADN d’Allianz depuis plus de 30 ans. D’une part, l’entreprise accompagne l'écosystème du sport d'un point de vue business, mais d’autre part, elle embarque ses collaborateurs dans la pratique du sport ».
 
Le sport est donc un élément moteur de la communication d’Allianz ?
 
M.-D. B. : « Absolument ! L'entreprise est depuis quelques années la première entreprise mondiale d'assurance. En complément, elle a fait le pari d’associer son image avec les Jeux olympiques et paralympiques en devenant partenaire pendant 10 ans. L’échéance de Paris 2024 tombe pendant cette période. La marque Allianz associe son image avec les anneaux olympiques, un logo universellement connu et reconnu de tous, dans l’idée d’augmenter encore sa notoriété. L’objectif du Groupe Allianz est d'entrer dans le cercle restreint des 25 marques mondiales les plus connues du classement Interbrand. Nous n’en sommes pas très loin ».
 
Le sport est-il un élément pour gagner ces places ?
 
M.-D. B. : « C'est le pari qui est fait. Mais ce n’est pas un challenge tombé de nulle part : bâtir ou consolider un ADN sportif se fait sur le très long terme. Le sport est le dernier étage de la fusée : elle s’appuie sur un partenariat historique avec le monde du sport incarné notamment par la famille de stades dont Allianz est le « namer »: il y a évidemment celui de Munich, en Allemagne, l’Allianz Arena, mais aussi en France à Nice avec l’Allianz Riviera, ou au Brésil à Sao Paulo, etc. Cette association de la marque avec le sport ne date pas d'aujourd'hui ! En France, Allianz a été partenaire du CNOSF (Comité national olympique et sportif français) entre 2012 et 2016. Cela signifie que nous savons assurer le monde du sport, l'accompagner, mener des campagnes autour des valeurs du sport comme l’excellence, l'amitié et le respect. Nous savons aussi faire vivre ces thématiques en interne, à travers une politique de recrutement valorisant le sport. Aujourd'hui, nous observons que cela porte ses fruits, car de nombreux collaborateurs témoignent être venus chez Allianz pour la place centrale qu’occupe le sport. Ils ont envie d’avoir une dimension sportive dans leur quotidien. C’est pour eux une source de satisfaction et un facteur de motivation d’être dans une entreprise où la pratique du sport est encouragée ».
 
Une entreprise engagée dans le sport doit-elle encourager aussi ses collaborateurs à la pratique d’activités physiques ?
 
M.-D. B. : « Beaucoup d’études montrent les vertus pour une entreprise de la pratique d’une activité physique par ses collaborateurs. La dernière étude gouvernementale de 2019 montrait que cela pouvait réduire d’un tiers les arrêts de travail. Il faut inciter les collaborateurs à ce type de pratiques, malgré plusieurs freins que nous connaissons depuis longtemps, notamment managériaux. Comment concilier la pratique sportive avec le temps de travail ? Comment investir suffisamment dans les infrastructures (ne serait-ce que des douches) pour permettent aux collaborateurs de pratiquer le sport dans de bonnes conditions? Nous sommes passés par toutes ces étapes. Nous l’avons fait aussi en embarquant toutes les parties prenantes, que ce soit la direction, les RH (ressources humaines), mais également le Comité d'entreprise, qui participe activement de cette dynamique en soutenant différentes activités sportives, en proposant des avantages aux collaborateurs pour adhérer à des clubs amateurs ou en offrant une participation financière pour l’inscription à des compétitions extérieures. Même les collaborateurs à la retraite bénéficient de ces incitations ! C'est quelque chose auquel les collaborateurs sont très attachés ».
 
N’est-ce pas trop difficile tout de même de convaincre en interne, surtout quand on parle d’investissements financiers pour la pratique sportive ?
 
M.-D. B. : « Le mot clé, c'est l'engagement de nos collaborateurs. L’intérêt est commun à tous les services de l’entreprise. La “période Covid” a placé encore plus au centre des préoccupations d’une entreprise le sujet du bien-être de ses collaborateurs. Elle a permis de lever les derniers freins. Le télétravail favorise la pratique d’une activité physique, dans un cadre un peu moins sédentaire, et permet de mieux équilibrer son quotidien professionnel. Et bien sûr il y a une cohérence directe entre le notre activité en santé et ce que nous proposons à nos collaborateurs. Nous proposons à nos clients des produits d'assurance qui misent sur le sport sur ordonnance : clairement, nous sommes convaincus des vertus du sport pour prévenir les risques de santé ».
 
Est-ce possible de mesurer le retour sur investissement de ce type de politique sportive dans une entreprise ?
 
M.-D. B. : « Je crois que l’impact majeur se mesure là encore sur l’engagement. Nous mesurons cet engouement pour le sport à chaque fois que nous proposons à nos collaborateurs de participer à des courses : il y a toujours beaucoup plus de candidats que de places disponibles, c’est très encourageant ! Ainsi, chaque année, Allianz est l'entreprise qui participe le plus [en termes de collaborateurs et de kilomètres parcourus] à la course connectée de la Jonquille organisée par l’Institut Curie pour la lutte contre le cancer. C’est ce type d’engagements qui nous avait d’ailleurs permis de remporter en 2019 le Prix de l’entreprise la plus sportive de France décerné par le CNOSF. Les critères sont très concrets : il ne s’agit pas uniquement de faire la part belle aux thématiques sportives dans nos campagnes de communication, mais bien d’embarquer physiquement nos collaborateurs dans des propositions les plus inclusives possibles. Allianz a mis en place des grands événements internes internationaux ou nationaux, comme l’Allianz World Run ou les Allianz Sport, destinés aux sportifs, qui permettent aussi aux collaborateurs de se rencontrer. Les Allianz Sport sont des “Olympiades internes”, un événement mondial qui a lieu tous les 4 ans et se prépare au sein de chaque filiale pour bâtir son équipe nationale. Des présélections jusqu’aux finales, c’est un grand moment de rencontres et de performance. La prochaine édition se déroulera à Paris en 2026 : deux ans après les JO, nous accueillerons 1 500 collaborateurs-athlètes d’Allianz du monde entier ! »
 
Existe-t-il des études mesurant concrètement le rôle du sport dans la productivité d’une entreprise ?
 
M.-D. B. : « « Nous recueillons différents indicateurs annuels de la part de nos collaborateurs, comme la connaissance de notre partenariat avec les Jeux olympiques, et la fierté qu’ils en retirent. Nous avons sur ces points d’excellents résultats. Il existe ensuite des indicateurs plus larges, autour de leur bien-être, par exemple sur la perception des efforts de l’entreprise pour réduire le stress ou promouvoir un bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Dans ces enquêtes, on peut lire que le sport joue aussi un rôle ».
 
Entretien : Bruno Fraioli
© SportBusiness.Club Septembre 2022

Source : SportBusiness.Club