Jusqu’à la fin des années 80, courir en dehors des stades était un sport marginal pratiqué par peu de personnes.
L’essor du running, de plus en plus populaire, s’est développé essentiellement sur la route jusqu’au début des années 2000. Puis, en deux décennies seulement, le trail running a explosé…Sous l’impulsion de courses innovantes, de marques audacieuses, courir est devenu un style de vie. Aujourd’hui, on court partout, à tous les âges, en France et dans le monde. Et en particulier en nature…On court sur les chemins et les sentiers, sur la plage, en montagne, seul, avec sa communauté, ou avec un dossard sur des épreuves qui ont su conjuguer performance des leaders et valorisation de tous les participants.
En 2026, le Trail running est bien plus qu’un loisir sportif
Ayant conquis le grand public et les médias généralistes, le trail running est désormais tout à la fois :
- un vecteur de développement personnel,
- un facteur de lien social fort,
- un levier touristique pour des territoires en recherche de nouveaux modèles,
- un marché économique en progression exponentielle.
Dénombrer les épreuves de trail running donne le vertige !En 10 ans ce chiffre a triplé, avec pas moins de 1000 nouvelles épreuves ces deux seules dernières années.
13 320 courses à pied recensées en France en 2025 !
C’est encore sur la route — 2,77 millions de dossards — que les participants restent les plus nombreux, avec des pelotons imposants sur les grands marathons comme Marathon de Paris ou les classiques éternelles comme Marseille-Cassis.Mais le trail running, avec 5 900 épreuves pour 1,73 millions de dossards, gagne chaque année du terrain, tout en devant réguler son expansion pour respecter l’environnement naturel dans lequel il s’épanouit.
Le Trail running en France est à la croisée des chemins
Cette explosion de la pratique, la multiplication des épreuves, la diversité des pratiquants, impliquent un cadre clair et équilibré de régulation et de protection de l’environnement.Odile Baudrier, créatrice avec Gilles Bertrand du Festival des Templiers et membre de France Outdoor :
« Le trail est devenu la première pratique de masse évoluant en milieu naturel. Cela attire les regards de tous les professionnels de l’environnement… Selon les problématiques propres à chaque territoire, écologues, naturologues, environnementalistes s’inquiètent d’une telle évolution pour un sport ouvert à tous et facile d’accès. Ils réfléchissent en lignes dispersées sur les mesures à envisager. Pourtant nos épreuves, si elles sont bien maîtrisées, ne sont pas hostiles aux espaces naturels, bien au contraire. Il faut trouver un juste équilibre entre respect de l’environnement et pratique de masse raisonnée ».
France Outdoor est une association qui fédère les principaux acteurs de l’événementiel sportif outdoor, en particulier dans le domaine du trail running.Elle met son savoir-faire au service des territoires et des transitions, et relève notamment ce défi de proposer un cadre de développement du trail running respectueux de tous les équilibres.France Outdoor est aujourd’hui représentative de tous les territoires, en milieu urbain, en zone rurale, en montagne, en bord de mer. Ses membres organisent chaque année plusieurs centaines d’événements, rassemblant des publics locaux, régionaux, nationaux et internationaux, avec une grande appréhension des principaux enjeux, et un sens affirmé de leurs responsabilités.Gilbert Ysern, Président de France Outdoor :
« Nous sommes convaincus que le trail, comme les autres disciplines de l’outdoor, ne génère que des bienfaits en termes de santé, et de contribution à des enjeux sociétaux majeurs : vivre ensemble, inclusion, diversité, mixité… Les événements participent aussi au dynamisme des territoires, avec une forte exposition et d’importantes retombées économiques. Mais si ces événements sont souvent à la pointe en matière d’éco-responsabilité et de sensibilisation des participants, leurs organisateurs sont confrontés à un nombre de contraintes en croissance exponentielle, qui risquent, à terme, de casser cette dynamique vertueuse ».
Sur le terrain, les organisateurs, en effet, font face à une complexification croissante des procédures administratives, avec le plus souvent des difficultés récurrentes de dialogue avec les services de l’État.Par ailleurs, on ressent une perception publique parfois négative du trail running et des épreuves, en particulier sur les enjeux environnementaux et climatiques où ils sont montrés du doigt.Enfin, on constate dans les faits l’absence d’un cadre normatif partagé, reconnu à la fois par le monde sportif, les autorités administratives et l’opinion publique.
France Outdoor s’empare du sujet en créant un Comité d’action dédié
Dans ce contexte franco-français, ce groupe de travail inédit a initié un processus de réflexion et de changement.Il regroupe des spécialistes reconnus et quelques-uns des plus grands organisateurs français, forts d’une crédibilité professionnelle et institutionnelle, de la passion du terrain et d’une vision d’avenir.Michel Sorine, organisateur de grandes épreuves comme la Asics SaintéLyon et membre fondateur de France Outdoor :
« Ce Plan d’action pour un Trail durable s’est fixé pour mission de structurer une réponse collective fiable, consensuelle et cohérente, fondée sur des données scientifiques objectivées, et qui sera utile à tous les organisateurs et acteurs du trail, quelle que soit la taille des événements. »
L’ambition d’un dialogue équilibré avec les décideurs publics
Le Plan d’action « Pour un Trail durable » a pour ambition d’abord de repositionner le trail comme une pratique sportive structurée, responsable et pleinement légitime, et d’instaurer un dialogue équilibré, constructif et durable avec les institutions publiques.Il s’agit ensuite de contribuer à la mise en place de références communes, en termes de normes, d’indicateurs, de cadres d’analyse et de récits partagés.Enfin, il faudra favoriser des décisions publiques et privées fondées sur la science et les données objectives, et non sur des perceptions, des a priori ou un usage excessif du principe de précaution.Michel Poletti, créateur de l’UTMB et membre fondateur de France Outdoor :
« Parmi les premières mesures concrètes initiées dans le cadre de ce Plan d’action, nous priorisons la finalisation d’une charte “Trail et espaces naturels sensibles”, élaborée par des spécialistes et des organisateurs, qui est en ce moment portée auprès de la Fédération Française d’Athlétisme, délégataire officielle de la gestion du Trail running en France, et qui devrait être intégrée à court terme au règlement de la FFA. »
Philippe Miquel, organisateur du Lozère Trail et administrateur de France Outdoor :
« En tant qu’organisateurs, nous avons conscience de notre devoir de préserver notre environnement vivant et fragile. Derrière chaque événement, il y a des bénévoles, des associations, des habitants engagés pour faire vivre leur territoire avec responsabilité.Aujourd’hui, beaucoup de règles se construisent sans réelle concertation avec les acteurs de terrain. Pourtant, les organisateurs ne sont pas des adversaires de l’environnement, bien au contraire.Nous ne demandons pas moins de protection. Nous demandons simplement à construire ensemble des règles claires, cohérentes et applicables partout de manière homogène. »
Serge Moro-Sibilot, expert trail, organisateur associatif et spécialiste du développement local :
« Nous devons interpeller les législateurs pour proposer un cadre clair et respectueux pour le développement durable du trail dans son environnement. La règle doit être construite collectivement, et prescrite partout de manière homogène.Nous allons être audités prochainement par le Sénat en ce sens, après l’avoir interpellé par une contribution dans le cadre de la Loi Montagne et Littoral en cours de révision ».
Le Comité de pilotage du Plan d’action « Pour un Trail durable »
Odile BAUDRIER, Magali CHEVALIER, Clément MOREAU, Serge MORO-SIBILOT, Michel POLETTI, Michel SORINE, Clément de STAËL, Gilbert YSERN
Contact
E-mail : e.ciria@france-outdoor.fr
Téléphone : +33 (0)7 60 20 63 42
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