[FF Football] Le terrain leur appartient

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En compagnie d’ex et actuelles internationales et de jeunes licenciées, des invités de tous les horizons ont répondu à l’invitation de la FFF, mercredi 10 juin au stade Jean-Bouin, afin de promouvoir le football féminin.

À l’entrée du tunnel du stade Jean-Bouin, une nuée de parents espionnent le long couloir qui mène aux vestiaires du Paris FC, le club de football résident de l’enceinte du 16e arrondissement de la capitale. Smartphones en main, ils sont prêts à immortaliser la sortie de leurs petites filles, retenues pour participer à l’événement organisé par la Fédération Française de Football, mercredi 10 juin, dans le prolongement de sa campagne Toutes en jeu. L’émotion est palpable lorsque les huit joueuses U13 licenciées dans des clubs d’Île-de-France se présentent dans le hall menant à la pelouse, maillot de l’Équipe de France féminine sur les épaules floqué à leur nom. « Si elles pouvaient reporter cette tunique dans dix ans », se met à rêver un des papas. Et bien pourquoi pas ?

« Le terrain appartient autant aux filles qu’aux garçons »
Le développement du football féminin constitue l’une des priorités majeures de la FFF et avant d’attaquer le dîner sur l’une des deux tables dressées dans le rond central de Jean-Bouin, enfin baigné par un petit rayon de soleil, Andreea Koenig prend la parole avec son cœur : « Nous sommes en 2026 et on fait encore des campagnes pour dire que le terrain appartient autant aux filles qu’aux garçons. Ce devrait être quelque chose de normal. Les filles méritent les mêmes conditions d’entraînement et le même accès au sport que les garçons », souffle la vice-présidente de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP).

Cette évidence, évidemment partagée par Jean-François Vilotte, le directeur général de la FFF assis à ses côtés, l’est aussi par les invités venus de tous les horizons. De la Miss France Hinaupoko Devèze en passant par le chef Juan Arbelaez, Marine Lorphelin, ex-Miss France aujourd’hui médecin et chroniqueuse santé, ou encore la chanteuse Bianca Costa, tous sont là pour porter et surtout amplifier ce message afin d’inciter les jeunes filles à découvrir la pratique en rejoignant un club.

Ce pas, Sasha Neuman Gumucio l’a franchi. « Je voyais les garçons jouer à l’école et ça me donnait envie, rembobine la licenciée U13 au Paris Université Club depuis sept ans. Au départ, ils avaient du mal à m’accepter et c’était difficile pour moi, jusqu’à ce que je m’inscrive dans un club… Il ne faut pas avoir peur ! J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce sport et j’encourage toutes celles qui ont envie à jouer et à prendre une licence. Elles ne le regretteront pas. »

Toutes les générations réunies
Sur les ateliers techniques et de tirs de précision, la joueuse du PUC et ses coéquipières du jour impressionnent leurs modèles de la génération actuelle mais aussi plus ancienne (Nicole Abar, Laura Georges, Aline Riera et Gaëtane Thiney). Malgré quelques stigmates du combat mené la veille face à la République d’Irlande (1-0), rendant compliqué les « acrobaties » souhaitées par le photographe Mathieu Forget, huit internationales (*) fraîchement qualifiées pour la Coupe du monde 2027 sont là, et leur sélectionneur Laurent Bonadei avec. « C’est important que les petites puissent s’identifier », glisse Grace Geyoro. « C’est incroyable de les voir, rebondit Melehiade Mbaki Vika, en U13 à l’ES Seizième. C’est une expérience folle et on a pu échanger avec elles. Elles nous ont donné des conseils par rapport aux postes que l’on occupe. » Il ne reste plus qu’à les appliquer.

 

Source : FF Football

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