
« La pratique sportive des personnes en situation de handicap peut être un catalyseur de leur inclusion sociale. Deux raisons majeures : lors de la pratique sportive, le regard porté sur la personne change, le prisme est plus positif, la sémantique orientée sur les possibilités et non les incapacités. La deuxième raison est tout simplement l’effet sur la personne en situation de handicap. La pratique sportive renforce l’estime de soi, l’auto-détermination et permet de prendre conscience de soi. L’autonomie de la personne en situation de handicap est ainsi renforcée », déclare Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), à News Tank le 05/09/2023.
Celle qui est également membre du conseil d’administration de Paris 2024 et représentante du mouvement sportif au CESE participera à la septième édition de Think Sport, événement annuel organisé par News Tank depuis 2017, à la Maison du Handball (Créteil, Val-de-Marne), le mardi 03/10/2023. Marie-Amélie Le Fur interviendra lors de l’échange « Développer la pratique sportive par l’inclusion » (à 12 h 15) en compagnie de Marie Barsacq, directrice exécutive Impact et Héritage Paris 2024 et de Marie-Françoise Potereau, vice-présidente du CNOSF, en charge de Paris 2024 et de la mixité.
« J’encourage la démarche de la nouvelle génération de femmes qui veulent s’engager dans l’écosystème du sport. D’autant plus que chaque femme peut le faire selon son envie, en fonction de ce qui résonne en elle. La complexité réside souvent dans deux freins : l’organisation des temps de vie et la perception de compétences insuffisantes. L’ensemble des acteurs doivent se mobiliser pour lever ces freins », indique Marie-Amélie Le Fur.
« L’objectif post-Paris 2024 est de rendre réellement effectif le droit d’accès à la pratique sportive des personnes en situation de handicap dans notre pays. Pour cela, un grand nombre de freins doivent encore être levés. A commencer par celui de l’autocensure, ou celui du manque de formation des clubs. Avec le programme “Club inclusif” , nous souhaitons former 3 000 nouveaux clubs à l’accueil des personnes en situation de handicap d’ici la fin 2024. La mobilisation de tous les acteurs (sportifs, collectivités, secteur médico-social, etc) est essentielle pour faire durablement changer les choses », ajoute Marie-Amélie Le Fur, qui répond aux questions de News Tank.
• La septième édition de Think Sport, événement annuel organisé par News Tank depuis 2017, aura lieu à la Maison du Handball (Créteil, Val-de-Marne) le mardi 03/10/2023.
• Gouvernance, évolution de la diffusion, développement de la pratique par l’inclusion, croissance des compétitions professionnelles féminines ou encore renouvellement du modèle économique des ligues et fédérations, tels sont quelques-uns des thèmes qui seront abordés par les intervenantes, à commencer par Marie-George Buffet, ex-ministre des Sports (1997 – 2002), co-présidente du Comité national pour renforcer l’éthique et la vie démocratique dans le sport et ambassadrice de Think Sport 2023.
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Nous avons besoin de tels événements pour échanger et agir collectivement afin de renforcer la place des femmes dans les instances dirigeantes du sport.

Le Think Sport 2023 à la Maison du Handball à Créteil (Val-de-Marne), le 03/10/2023 – © Maison du Handball
Cela est essentiel afin que la diversité s’exprime dans les prises de décision de toutes nos institutions. Les femmes dirigeantes peuvent également contribuer à inspirer la jeune génération, et en ce sens limiter le décrochage encore trop marqué de la pratique féminine à l’adolescence.
Cet enjeu est d’autant plus fort dans le mouvement paralympique, tant la pratique féminine y reste faible et marginale.
À titre personnel, je n’ai jamais eu l’impression d’être moins médiatisée, reconnue ou accompagnée en raison de mon genre. Bien au contraire.
Cependant, j’ai pu ressentir à quel point faire du parasport lorsque l’on est une (jeune) femme en situation de handicap ne relève pas de l’évidence.
Ces vocations se heurtent en effet à trois types de freins : les freins liés à la pratique des personnes en situation de handicap, les freins liés à la pratique féminine et enfin des freins spécifiques liés au fait d’être une femme en situation de handicap dans le milieu sportif.
Je ne peux qu’encourager cette démarche. D’autant plus que chaque femme peut le faire selon son envie, en fonction de ce qui résonne en elle. La complexité réside souvent dans deux freins : l’organisation des temps de vie et la perception de compétences insuffisantes.

M.-Amélie Le Fur, médaille de bronze sur 200 m aux JO de Rio, le 15/09/2016 – © CPSF
L’ensemble des acteurs doivent se mobiliser pour lever ces freins.
Concernant l’engagement des femmes dans le mouvement parasportif, un premier levier serait de renforcer la médiatisation des parasportives afin de capitaliser sur l’effet de rôle modèle.
Ensuite, nous avons besoin de mieux comprendre et caractériser la situation, en ce sens l’apport de la recherche est indéniable. Des études doivent être conduites pour comprendre les freins et ainsi agir avec les bonnes actions.
La pratique sportive des personnes en situation de handicap peut être un catalyseur de leur inclusion sociale. Deux raisons majeures : lors de la pratique sportive, le regard porté sur la personne en situation de handicap change, le prisme est plus positif, la sémantique orientée sur les possibilités et non les incapacités. C’est un changement notable des mentalités qui s’opère.
La deuxième raison est tout simplement l’effet sur la personne en situation de handicap. La pratique sportive renforce l’estime de soi, l’auto-détermination et permet de prendre conscience de soi. L’autonomie de la personne en situation de handicap est ainsi renforcée. Il y a également un effet de socialisation important.
L’objectif post Paris 2024 est de rendre le droit d’accès à la pratique sportive des personnes en situation de handicap dans notre pays réellement effectif. Pour cela, un grand nombre de freins doivent encore être levés. A commencer celui de l’autocensure, ou celui du manque de formation des clubs.

Le dispositif de sensibilisation et d’accompagnement des clubs appelé “Club inclusif” – © CPSF
Avec le programme « Club inclusif », nous souhaitons former 3 000 nouveaux clubs à l’accueil des personnes en situation de handicap d’ici la fin 2024. La mobilisation de tous les acteurs (sportifs, collectivités, secteur médico-social, etc.) est essentielle pour faire durablement changer les choses.
L’objectif de ces jeux est également d’avoir un impact sur le quotidien des personnes en situation de handicap. Et par exemple obtenir de ces jeux un héritage fort en termes d’accessibilité pour notre pays.


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