Les impacts de la transition écologique sur les métiers et les compétences des structures sportives associatives
Le COSMOS a contribué à une étude réalisée dans le cadre de l’EDEC « Objectif transitions 2025 », piloté par la DGEFP, les OPCO AFDAS et Uniformation et l’UDES. Cette étude, réalisée par Pluricité et Sport 1.5, révèle comment la transition écologique et énergétique (TEE) redessine les compétences, les métiers et les pratiques du secteur sportif associatif.
Ce travail est essentiel pour comprendre et anticiper les futures transformations des métiers du Sport, face aux impacts des évolutions climatiques sur la pratique sportive !
Fondée sur les retours de plus de 850 structures, cette analyse montre une prise de conscience croissante mais inégale concernant la transition écologique : si 72% des acteurs reconnaissent l’importance de la TEE, près d’un tiers la considèrent encore comme secondaire, notamment dans les disciplines indoor. À l’inverse, les sports outdoor, directement exposés aux effets du changement climatique, affichent une avancée plus marquée.
Pourtant, les structures sportives subissent déjà les conséquences de la transition : 67% d’entre elles constatent des perturbations dans leur fonctionnement, qu’il s’agisse de la réduction des temps de pratique, de l’organisation des séances ou de l’évolution des attentes des pratiquants. En revanche, moins de la moitié se perçoivent comme ayant un impact environnemental, qu’il soit positif ou négatif. Lorsqu’un impact est reconnu, les déplacements et la consommation énergétique des équipements sont les principaux facteurs cités.
Cette situation reflète une approche encore largement réactive : les organisations s’adaptent aux contraintes immédiates mais n’ont pas de démarche de transformation structurelle, afin d’anticiper les impacts de la crise climatique. Les priorités actuelles se concentrent sur la gestion des déchets, la sobriété énergétique, et, pour les structures les plus engagées, la mobilité durable et la préservation des milieux naturels.
Contrairement à d’autres secteurs, le sport ne verra pas émerger massivement de nouveaux métiers dédiés à la TEE.
En revanche, les professions existantes devront évoluer et les encadrants devraient jouer un rôle central dans l’accompagnement des pratiques et la sensibilisation des publics : 56% des répondants estiment indispensable de renforcer les compétences environnementales des éducateurs sportifs. Leur mission s’élargit et ils doivent désormais porter des messages écologiques, gérer des attentes croissantes et s’adapter aux effets concrets du changement climatique. Quatre compétences clés doivent être renforcées : techniques et organisationnelles (compréhension des écosystèmes, gestion de matériel durable, évaluation des impacts), transversales (coopération territoriale, communication responsable, pédagogie), comportementales (adaptation aux publics, gestion du changement) et stratégiques (intégration de la TEE dans la planification et le développement associatif).
Pourtant, les référentiels métiers et les certifications intègrent encore peu ces enjeux. Bien qu’une dynamique soit en cours, notamment dans les formations en management et animation, le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle, qui impose l’intégration des enjeux écologiques dans les diplômes, devrait accélérer ce mouvement.
Seul un tiers des structures expriment un besoin en formation, tandis que plus de la moitié ne se sentent pas prêtes à intégrer pleinement la TEE, faute de moyens ou de ressources. Cette situation souligne la nécessité d’une approche différenciée, tenant compte des spécificités disciplinaires et territoriales, et des niveaux de maturité des acteurs.
Enfin, pour ancrer durablement la TEE dans le sport associatif, l’étude propose une feuille de route opérationnelle :
Au vu de l’importance du sujet de cette étude, le COSMOS est ravi d’avoir pu prendre part aux travaux, qui soulignent l’importance d’intégrer la transition écologique à la formation et à l’exercice des métiers de la branche, afin d’assurer une adaptation des structures sportives aux enjeux climatiques.
Source : COSMOS

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