Publié le 15 avril 2020

[News Tank Sport] Entretien avec Florent Chayet (FFBadminton)

« Nous travaillons sur la création d’une caisse de solidarité qui permettra à l’ensemble de nos structures de préparer efficacement ces moments clés (de la reprise et de l’après-crise sanitaire de Covid-19) », déclare Florent Chayet, président de la Fédération française de badminton (FFBaD), à News Tank, le 10/04/2020.

« Il semble de plus en plus évident que cette reprise aura du mal à se faire avant la rentrée de septembre 2020. Mais cette décision ne nous appartient pas. C’est pour cela que nous avons préféré cette formule “jusqu’à nouvel ordre” plutôt que de décider d’une date sans cesse repoussée », poursuit le dirigeant d’une fédération qui a reporté toutes ses compétitions « jusqu'à nouvel ordre », le 13/03/2020.

« Concernant les investissements du secteur privé, ceux-ci sont encore relativement faibles dans le badminton. Nous ne sommes pas inquiets sur l’engagement de nos sponsors qui restent fidèles et très investis. Ce qui est plus compliqué c’est la dynamique qui risque de se casser et de rendre difficile la prospection de nouveaux partenaires », ajoute Florent Chayet qui répond aux questions de News Tank.

La saison 2019-20 a été décrétée « année blanche » pour les interclubs. Y-a-t-il encore des compétitions qui pourraient reprendre ? Comment prépare-t-on cette éventuelle reprise ? Quels scénarios sont envisagés et de quelle manière ?

Au-delà des interclubs, nous avons également pris la décision d’annuler les Championnats de France jeunes, les Championnats de France vétérans et les Championnats de France sourds. C’est aussi le cas de toutes les compétitions - individuelles et collectives de toutes les catégories d’âge - depuis le 13/03/2020 et jusqu’à nouvel ordre. Il semble de plus en plus évident que cette reprise aura du mal à se faire avant la rentrée de septembre 2020. Mais cette décision ne nous appartient pas. C’est pour cela que nous avons préféré cette formule « jusqu’à nouvel ordre », plutôt que de décider d’une date sans cesse repoussée.

Où en sont les pistes de réflexion de la FFBaD autour de potentielles mesures économiques pour aider les clubs ? Qu’avez-vous conseillé à vos clubs (chômage partiel, total, etc.) ?

Nous travaillons sur la création d’une caisse de solidarité qui permettra à l’ensemble de nos structures de préparer efficacement ces moments clés. Et nous accompagnons au plus près nos structures « employeurs » afin de les conseiller en cette période délicate.   

Les Jeux Olympiques de Tokyo, prévus du 24/07 au 09/08/2020, ont été reprogrammés du 23/07 au 08/08/2021. Qu’avez-vous pensé de cette décision ?

C’est une bonne décision. Préserver la santé des athlètes, de celles et ceux qui les accompagnent ou qui les encouragent doit être la première préoccupation du mouvement sportif à l’heure actuelle. 

Quelle est son incidence pour votre Fédération et notamment sur les élections à venir ?

Concernant l’impact du report des Jeux, je pense avant tout à nos athlètes qui s’entraînent dur et qui ont fait beaucoup de sacrifices pour pouvoir y participer. Certains et certaines avaient quasiment leur billet en poche comme Brice Leverdez en simple homme, Xuefei Qi en simple dame et la paire Delphine Delrue / Thom Gicquel en double mixte mais aussi nos athlètes paralympiques avec leur chef de file Lucas Mazur qui allait vivre les premiers Jeux du para-badminton. Ils attendent comme nous l’adaptation des règles de qualifications pour des Jeux en 2021 de la part de la fédération internationale.

Concernant les élections - si possible - nous souhaitons maintenir notre Assemblée Générale élective à la date initialement prévue soit le 14/11/2020. Cela permettra à la nouvelle équipe de travailler sur une durée normale et préparer l’échéance majeure de 2024 que sont les Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris avec la double ambition de gagner des médailles et de développer la pratique du badminton pour tous et toutes et partout.

Enfin concernant les investissements du secteur privé, ceux-ci sont encore relativement faibles dans le badminton. Nous ne sommes pas inquiets sur l’engagement de nos sponsors qui restent fidèles et très investis. Ce qui est plus compliqué c’est la dynamique qui risque de se casser et de rendre difficile la prospection de nouveaux partenaires. Mais là aussi, cette crise va peut-être générer des opportunités de collaboration avec des entreprises qui comme nous auront pris conscience de rôle du sport en matière de santé et d’inclusions. Il y de beaux programmes notamment en RSE à co-construire.

 

 

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